Des vidéos dont vous êtes le décideur

On voit de plus en plus de vidéo ou d’animation flash interactives sur le web. Internet est un média participatif. Un site comme YouTube par exemple permet aux internautes de partager leurs vidéos. Ensuite, les visiteurs peuvent laisser des commentaires. C’est une forme de participation en soi. Aujourd’hui on propose même à l’utilisateur de choisir l’action qui peut se dérouler dans une vidéo.

La marque Tipex a créé ainsi une vidéo virale sur un chasseur et un ours dans lequel le chasseur nous proposait d’écrire une action à la place de tirer sur l’ours. En tapant les mots work, kiss, play on obtenait des vidéos différentes, le tout très bien mis en scène. En amenant un nouveau concept, les utilisateurs se sont pris au jeu et l’effet communiquant pour la marque a été puissant.

Dans un autre registre, Furious Pete propose de choisir la nourriture qu’il va manger dans la vidéo tout en expliquant sa technique pour pouvoir gagner des concours de gros mangeurs.

Ces vidéos qui demandent à l’utilisateur sa participation permettent de retenir l’attention du spectateur. Bien que la vidéo soit préenregistrée, cela donne l’impression que le vidéaste s’adresse directement à nous.

Toujours dans un autre registre, la vidéo BLA-BLA produit par le renommé Office national du film du Canada (ONF), propose au spectateur d’interagir avec les éléments et de choisir leur destinée. Cette nouvelle forme de participation et d’interaction peut se développer à l’avenir et pourquoi pas proposer des vidéos « dont vous êtes le héros ».

Cette forme de concept existe aussi pour la musique. Le site gobarbra.com propose de créer sa propre version de Barbra Streisand. C’est certes limité à quelque mot (on peut également choisir la voix), mais le concept à trouver un écho dans les réseaux sociaux assurant à coup sûr une belle promotion pour le groupe. (J’ai créé une version avec web social).

On peut se demander si cette tendance participative va s’étendre à d’autres arts, par exemple un dessin collaboratif, une bande dessinée participative ou un roman créé par des internautes.

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Les noms de domaines sur Internet

On en tape pour voyager à la vitesse de notre connexion, les urls sont comme les adresses postales, elles définissent des espaces sur la planète Internet, que des personnes ou des organisations possèdent. L’accès à la propriété sur Internet est beaucoup moins difficile que l’accès à la propriété sur Terre. Il faut un espace de stockage (on en trouve des gratuits, mais pour $2 par mois on peu trouver des espaces de stockage tout à fait convenable). Il faut ensuite trouver un nom de domaine. A la différence d’une adresse postale que l’on ne choisi pas, on peut choisir son nom de domaine (dans la limite des disponibilités). Ainsi on peut choisir une adresse qui parle un peu de notre projet. L’url est une des composantes de l’identité d’une communauté sur Internet. Par exemple, dans le film « the social network » de David Fincher qui relate l’assencion de Facebook, on y voit bien l’impact qu’a eu le changement du nom de thefacebook en facebook. Plus facile à retenir, moins lourd, il s’est vite retrouvé dans les conversations étudiantes.

Contre la concurrence, ou parfois pour préserver l’e-réputation, les grandes organisations achètent plusieurs noms de domaine correspondant à leurs activités (avec toutes les extensions possibles, du .ca au .com en passant par le tout nouveau .xxx. Cet article du site lemonde.fr relate bien cet effet). le .xxx est tout d’abord destiné aux entreprises du secteur de la pronographie (la lettre x à longtemps été associé à cette industrie). Pour se protéger de toutes dérives, les grandes organisations peuvent bloquer certains noms de domaines.

Pour d’autre raison, le .co (co pour colombie) est très prisé aujourd’hui grâce ou à cause de Twitter. Le nombre de caractère étant limité, certains site ont acheté des noms de domaines en .co pour rédiriger vers le site en question. Ainsi en tapant g.co dans un navigateur, on tombe sur Google (voir cet article).

L’accès à la propriété sur Internet ne fait pas partie des besoins de sécurité évoqué dans la pyramide de Maslow, cependant avec de bons outils et une bonne connaissance du web, il est possible de bien faire connaître une cause (lucrative ou non-lucrative). Le nom de domaine n’est qu’une infime partie des choses important pour générer du trafic sur Internet. Le tout est de construire une « maison » avec de bonnes fondations et de la construire à son image ou à l’image de son projet.

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La photo et le Web Social

La photo ne date pas d’hier, elle existe depuis 1839 et elle a représenté, comme beaucoup d’autres inventions, une révolution. La possibilité de garder en mémoire une image permet une avancée dans bien des domaines. D’un point de vue historique, elle permet de replacer les éléments dans un contexte particulier, elle permet de prolonger la mémoire de l’être humain et de se transmettre de génération en génération. La photo s’est démocratisée, elle a permis de montrer des choses que tout le monde ne peut pas voir, c’est-à-dire de transmettre une information, rendre compte d’un fait ou d’un lieu et ainsi réduire l’imaginaire. Le photographe peut amener un point de vue original sur un objet ou un évènement auquel on n’aurait pas pensé.

La photographie a fait bien des progrès et vie avec son temps : le numérique. La photo n’est pas un art menacé, elle a sa place à côté de la vidéo, de la radio, et du dactylo. Cependant, le numérique a apporté un grand changement, le quasi illimité. Les pellicules ont été remplacées par des cartes mémoire et le papier par des écrans.

Dans ce monde du tout numérique, on peut se poser trois questions dans le contexte du web social : quelle est la place de la photographie dans notre société d’information et de communication ? Quels sont les changements apportés par la démocratisation de la photo numérique ? Quel est l’avenir de la photo ?

La télévision n’a pas apporté grand-chose à la photo, en revanche Internet couplée avec l’apparition des appareils photo numériques ont donné une toute nouvelle dimension à l’image. Dans un premier temps les photos se sont intégrées au web pour illustrer et égayer les pages web. Aujourd’hui bien plus que pour « décorer » elles ont une vraie dimension sociale. Elles envahissent les réseaux sociaux, et créent des liens sociaux entre plusieurs membres d’une camaraderie ou d’une communauté.

Comme expliqué sur mon blogue, je considère trois dimensions à la photo. La photo dite « souvenir » (faute de trouver un terme plus adéquat), c’est-à-dire la photo que l’on prend pour faire partager un souvenir de vacances ou un souvenir de soirée, qui vient pallier notre manque d’espace disque dans notre cerveau (une société avec toujours plus d’information, mais un cerveau avec pas plus de mémoire) et qui peut représenter des individus identifiables et identifiés.

Je considère aussi la photo à dimension journalistique, celle qui représente un fait ou qui illustre une information.

Et pour finir la photo artistique, celle où l’effet est recherché, qui peut avoir le souci de l’esthétisme ou tout simplement pour donner un point de vue sur le monde.

Ces trois catégories ont toutes été affectées par Internet et le web social.

À l’ère de l’argentique, les photos « souvenirs » étaient mieux ordonnées, il fallait impérativement faire développer les photos pour en voir le résultat. Ce support papier nécessite ensuite une classification et un rangement. La constitution d’album photo souvenir permet d’effectuer les deux et possède un support qui permet de visionner des photos de façon agréable. Avec l’ère du numérique on a tendance à trier, classer, ranger (pour les plus sérieux), mais le développement papier est plus rare. Avec les capacités de stockage grandissantes (de façon presque exponentielle, les clés USB de 128mo ne datent pas d’il y a si longtemps), on perd petit à petit la notion de l’espace. On a plus de papier photo à stocker dans des boites ou des albums, on stocke dans des dossiers et on remet souvent le tri à une autre foi. La photo ne se consomme plus de la même manière. On peut faire 250 photos dans un week-end en vacance sans se poser la question du coût que cela va représenter. De ce fait, la photo, sur le plan sentimental, perd de sa valeur.  Qu’est-ce que vaut une photo aujourd’hui, c’est une question que l’on pourra se poser par la suite.

Partager en un click

Le développement des canaux de communication, je pense principalement à Internet et à la téléphonie mobile, on permit une circulation bien plus fluide de la photo. Plus besoin d’attendre d’avoir fini une pellicule 24 poses, puis d’attendre le développement pour faire partager une photo (pour laquelle il faut que les gens se trouvent sur le lieu où est la photo ou qu’elle soit transmise par courrier). Aujourd’hui, on peut prendre une photo avec son téléphone portable dans la rue et dans la seconde qui suit elle se retrouve sur les réseaux sociaux ou dans une boite mail à l’autre bout du monde. Cette fluidité de l’image (couplé avec le texte) a changé les rapports sociaux, surtout dans le cadre de relation sociale amicale. La notion de partage est maximisée. On peut avoir un regard très critique sur les nouvelles formes de partage qui deviennent incontrôlables. Les systèmes de « tagging » mis en place par des réseaux sociaux comme Facebook permettent d’identifier sur une image des individus. On perd ainsi le contrôle de notre image. Les photos sont sorties peu à peu de la sphère privée pour se retrouver  sur la toile. Ainsi, lorsque je tape mon nom et mon prénom sur Google Image, je retrouve facilement quelques photos de moi.

Nous pourrions en dire plus sur le « moi », l’individualisation de notre société et la présence sur les réseaux sociaux. Dans un article du site lemonde.fr, Claire Guillot à fait le test de taper me.jpg dans Google et le moteur de recherche lui a renvoyé plusieurs milliards de résultats. Plus que notre identité réelle, on se constitue une identité virtuelle (parfois proche du réel, parfois un intermède du réel et du désir voir parfois du carrément virtuel). L’image est une des composantes de notre identité sur le web. Les photos permettent de nous dévoiler et de nous identifier. Elles créent en somme un lien social. Le geste même de « taguer » une personne sur photo représente un acte social : « Je t’identifie sur cette photo et je te la partage pour que tu en prennes connaissance et que tu remémores de ce moment. »

Pour la photo journalistique, l’apparition des appareils photo numériques n’a pas provoqué de profond changement, les journalistes pouvaient déjà « mitrailler » tant qu’ils ramenaient de bons clichés. La photo possède un puissant effet d’accroche, notre regard est d’abord attiré par la photo plus que par le texte d’un article.

Nous sommes tous influencés par l’image. L’image permet en effet de transmettre très rapidement une énorme quantité d’informations dont une majeure partie sans que le spectateur en soit conscient. Et contrairement aux paroles et aux écrits, l’image peut être directement interprétée par tout le monde, par toutes les couches de la population. (Référence)

Ce sont les canaux de communication qui ont bousculé l’approche de l’information. La presse est sans doute le média le moins réactif (il faut le temps de la rédaction, de la mise en page, de l’impression et de la diffusion). La radio et la télévision étaient déjà plus réactives, cependant ce canal nécessite de dépêcher des professionnels sur place. Avec le développement d’Internet et des terminaux mobiles, la circulation de l’information s’est accélérée. Beaucoup de personnes aujourd’hui, possèdent dans leur poche un appareil photo sur leur téléphone mobile ainsi qu’un accès à Internet ce qui déploie considérablement le nombre potentiel de journalistes amateurs sur Terre. Comme évoqué dans le cour sur le Web Social de la Téluq :

Le citoyen, témoin oculaire, se transforme en « journaliste citoyen » quand il transmet le descriptif de ce qu’il a vu, entendu. Il est souvent l’auteur d’un scoop, ou propose un angle d’interprétation différent de celui des journalistes. Il n’a pas le même auditoire que le journaliste, mais il peut couvrir des sujets que ce dernier n’a pas le temps de couvrir, ou qu’il ne peut pas, ou qui sortent de son domaine de compétence.

Cette nouvelle forme de participation à l’actualité mondiale hisse au rang de journaliste le moindre humain s’il dispose des outils nécessaires et relativement accessibles aujourd’hui. Si l’on est témoin d’un évènement majeur, et qu’on en est le spectateur, on peut se servir de nos nouvelles technologies pour faire partager cet évènement avec le reste de la population. Si l’évènement en vaut la peine, il sera sans problème relayé par tous les médias. L’éthique est en apparence moins problématique, car une image parle d’elle-même, mais on peut également faire tout dire à une image. La télévision utilise d’ailleurs de plus en plus de photos ou de vidéos faites par des amateurs pour commenter une actualité. C’est le cas notamment dans les zones ou l’accès pour les journalistes est difficile (exemple avec les révolutions arabes). Mais là encore, on peut émettre une critique. Certaines images ont été diffusées sans vérification préalable, c’était le cas lors de la mort de Ben Laden avec un vulgaire montage que les médias de masse s’étaient pressés de relayer sans en vérifier là composition.

Nous sommes plus vulnérables au fait de se faire prendre en photo dans notre action au quotidien. Pour une personne sans histoires, les conséquences seront faibles, mais pour une personne célèbre ou une personne se retrouvant dans une situation incongrue, les conséquences peuvent se révéler désastreuses. Ainsi, Nathan Kotylak, un jeune supporteur des Canucks de Vancouver, s’est retrouvé dans la tourmente après qu’une photo de lui le mettant en scène en train de mettre le feu à une voiture de police à Vancouver (après la défaite des Canucks en finale de la LNH) s’est retrouvée sur les réseaux sociaux. Les internautes ne lui ont pas fait de procès, car le web n’a pas cette patience et sa vie sociale s’en est retrouvée très affecté au point même qu’il fût obligé de déménager.

Photo 1 : L’affaire Nathan Kotylak

Pour ce qui est de la photo artistique, le numérique a définitivement été une révolution.  L’argentique revient un peu à la mode avec des entreprises comme Lomographie (qui  communique beaucoup via les réseaux sociaux), mais cet écho aurait été faible sans l’apparition de communauté sur Internet partageant la photographie argentique et propageant cette mode. Le web social a donc également une influence sur les pratiques non numériques.

Le numérique a permis à un bon nombre d’amateurs d’accéder à de puissants outils qui viennent compléter l’activité photographique. On trouve aujourd’hui de bons logiciels de retouche photo qui place le photographe amateur au rang d’artiste. Internet met à disposition une quantité de filtre et de conseils pour faire de la retouche photo et de nouvelles modes apparaissent comme les photos HDR. Là encore Internet joue un rôle important dans la mise en relation des individus autour d’un sujet comme la retouche photo.

Photo 2 : Muséum d’histoire naturelle de Montauban – Tone Mapping à partir de 5 expositions

De plus en plus, les hébergeurs d’images proposent quelques outils de retouche photographique. Les plateformes d’albums photo numériques se sont largement démocratisées avec l’arrivée de Flickr, Photobucket ou Picasa. Le partage de ces photos est donc facile, mais pas sans problème. Avec la masse de photos disponible sur le NET, il est bien plus difficile pour une photo de ressortir du lot. Il y a beaucoup de photographes de talent, mais se démarquer n’est pas évident.

TROP DE PHOTOS TUENT LA PHOTO

Il est même parfois démotivant pour le photographe de se rendre compte que tout est pris en photo de tous les angles. Cela présente un challenge supplémentaire pour étonner le spectateur. De nouveaux courants photographiques utilisent justement cette masse de photos que l’on trouve sur le NET et qui ne présentent pas un intérêt particulier, mais qui, mises en contexte, mettent en relief la société de communication telle qu’elle est aujourd’hui.

Photo 3: Penelope Umbrico Sideways TVs (Craigslist/Gumtree), 2010-11 Courtesy of the artist

L’art influence la société et la société influence l’art. Le web social permet de partager nos différences et nos richesses, mais il peut aussi nous renvoyer l’image d’une société où les individus se ressemblent et agissent de la même manière. En se baladant sur des albums photo, on constate que beaucoup de photos, même si elles ne se ressemblent pas, évoquent la même chose. Pour l’artiste ou le photographe professionnel, Internet est une porte d’ouverture vers le monde, un moyen de se faire connaître, mais c’est, aussi un défi de taille face à la masse de photos déjà présente. On en revient à la question de la valeur de la photo.

Dans un autre registre, Microsoft a décidé de mettre à contribution sa technologie pour pouvoir convertir cette masse de photo et en faire une réalisation intéressante. Comme indiqué dans mon blogue, la plupart des monuments ont été pris sous tous les angles. L’application que Microsoft développe permet de resituer dans l’espace ces photos depuis leurs prises de vue ainsi recréées en une sorte de 3D dynamique du monument et de se déplacer au grès des points de vue photographiques. Dans une moindre mesure, c’est un peu ce que propose Google avec Google Street View. Google a utilisé la photo comme support  pour recréer des pans entiers de routes et permettre ainsi aux internautes de se déplacer sur une carte en ayant un aperçu des rues. La perception des distances est altérée. Cela permet de se déplacer dans plusieurs villes sans bouger de son bureau. C’est très pratique pour repérer le lieu sur lequel on va se rendre, mais c’est à la fois frustrant de découvrir un lieu sur Google Street View avant de le voir en vrai.

Photo 4 : Les chutes du Niagara depuis Google Street View

Les réseaux sociaux grignotent peu à peu notre espace privé. C’est le constat que notre génération et les générations précédentes peuvent se faire, mais qu’en sera-t-il de la prochaine génération, celle qui aura grandi avec les réseaux sociaux, les natifs comme on dit, et où la notion de sphère privée reposera sur d’autres standards ?

La photo à de beaux jours devant elle. Dans un futur à court terme, les photos vont continuer à inonder la toile. Le partage est de plus en plus rapide, les photos sont de meilleure qualité. Dans le web social, la photo continuera probablement à rapprocher les gens autour de souvenirs immortalisés. Pour toute la génération qui né sans avoir connu l’argentique ou l’absence d’Internet, cela aura peut-être un tout autre sens. Il sera peut-être normal (si ça ne l’est pas déjà aujourd’hui), d’être présent sur les réseaux sociaux, d’avoir son nom et sa photo dans l’annuaire mondial de Google. Les questions autour de la vie privée seront sans doute toujours au centre du débat. Serons-nous identifiables à partir d’une simple photo prise dans la rue grâce à la reconnaissance biométrique ? Y’aura-t-il encore des choses à prendre en photo ? Je pense qu’il y a encore de la place. La société évolue et nous réserve parfois bien des surprises. L’histoire va s’accompagner d’évènements majeurs et les gens seront là pour y assister et les prendre en photos. Ces photos seront ensuite intégrées dans le processus d’information comme on le constate beaucoup aujourd’hui, surtout avec les évènements de 2011 : le séisme au Japon, Fukushima, les révolutions arabes, l’affaire DSK, l’assassinat d’Oussama Ben Laden, autant d’images qui nous marque et qui reste gravées dans notre mémoire.

Le droit À l’image est un droit absolu

La photo et Internet ont également soulevé de nombreuses questions liées au droit. Une image publiée sur internet est-elle publique ? Quel droit ai-je sur une image de moi publié sur Internet par un autre utilisateur ? Toutes ces questions méritent des réponses. Le droit est une des composantes nécessaires pour le bon fonctionnement d’une société. Les possibilités que nous donne Internet modifient notre rapport à la loi. Ces changements sont difficiles à intégrer, mais évolueront peut-être au point que la notion du droit à l’image sera totalement modifiée, dictée par les lois du web social.

Avec le temps les gens vont peut-être consommer les photos numériques différemment, privilégier la qualité plutôt que la quantité. Les esprits sont moins attentifs, avec la masse d’information que l’on reçoit chaque jour, les images passent, mais ne reste pas et les gens n’ont plus la patience de regarder des albums photo. Il faut, pour recréer cette attention, faire le tri, sélectionner et placer ses souvenirs dans moins de fragments. J’ai le sentiment que les souvenirs se diluent dans la masse de photos.

La photo 3D va également se développer et faire naitre une nouvelle aire de la consommation de la photo, qu’elle soit artistique, journalistique ou « souvenir ». L’objet en tant que tel ne va pas plus changer (si ce n’est la résolution, la qualité et la 3D). C’est l’utilisation que vont en faire les individus qui peut évoluer. Les changements ne seront peut-être pas radicaux (seul le passage de l’argentique au numérique l’a été). La courbe d’évolution technologique, bien que fulgurante (Internet existait à peine il y a 20ans), parait naturel, pour la génération Y, à l’échelle de notre quotidien.

L’immense masse de photo sur le web est une vraie richesse pour la connaissance et pour l’information. On peut consulter beaucoup de documents historiques, voir des œuvres de musée depuis un écran d’ordinateur. Pour l’information, elle permet de documenter et relayer tout un tas de choses. Cet attrait visuel est très important pour que les gens puissent se faire une idée sur ce que la société produit de culturel. Ce sont les individus eux-mêmes qui contribuent à cette masse et notre société réclame des images, on s’en nourrit chaque jour. La photo est une des parties prenantes du web et du web social et les acteurs du web social s’en nourrissent et produisent des images pour faire vivre toute ces connexions qui peuvent exister entre les individus.

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Activité B – INF6107

J’ai décidé de créer mon site personnel pour deux raisons. La première, c’est pour assurer ma promotion professionnelle à travers un « site CV ». La deuxième c’est de créer mon album photo personnel afin de pouvoir partager mes clichés. J’attache une affection particulière aux photos et notamment leur place dans notre monde actuel du tout numérique. Ainsi, j’ai souhaité faire partager mon initiative avec mes proches à qui je veux faire partager mes photos, mais également pour les informer que je serais bientôt en recherche d’emplois à la fin de mes études.

Le site existait déjà avant le démarrage de l’activité-B, cependant, j’ai effectué une refonte totale du site avant de le lancer officiellement et de le partager sur les différents réseaux sociaux sur lesquels je suis présent. J’ai utilisé Facebook, Google+, Twitter, LinkedIn, Diigo et Gmail pour assurer la promotion de mon site personnel. J’ai fait une première campagne le vendredi 8 juillet pour le lancement du site sur toutes ces plateformes simultanément pour générer le maximum de trafic. J’ai ensuite effectué des campagnes mineures pour informer que de nouvelles photos étaient disponibles le 18 juillet et le 14 août. On peut apercevoir tout de suite l’impact de ces campagnes sur le graphique ci-dessous :

Parmi ces chiffres, on constate un temps moyen de plus de 9 minutes passé sur le site. Je pense que ce chiffre est faussé compte tenu du nombre d’heures que j’ai passé sur le site une fois en ligne pour faire des réglages. Le taux de rebonds est relativement élevé, mais une fois le site visité, uniquement la page mes-photos est renouvelé régulièrement. Les utilisateurs ne prennent donc pas la peine d’aller voir les autres pages du site. Les utilisateurs reviennent peu d’eux-mêmes, c’est pour cela qu’il faut régulièrement poster des liens (quand cela est utile) afin de faire remonter le trafic.

Les utilisateurs proviennent majoritairement de France et du Canada étant donné que je suis Français et que j’étudie au Canada.

Fait notable, j’ai un cousin qui habite actuellement au Bénin en Afrique, lors d’une discussion sur Facebook, je lui ai partagé le lien de mon site et j’ai regardé Google Analytics quelques secondes après et sa visite était déjà prise en compte, ce qui montre une certaine réactivité de l’application.

Les campagnes de promotion visaient essentiellement des proches et des gens passionnés de photos (néanmoins sans pénétrer des milieux amateurs de photos via des forums ou autre).

Le référent qui s’est avéré le plus important est Facebook. Cela semble logique vu que c’est le réseau social ou j’ai la plus grande audience (320 « amis »). Google plus est plus anecdotique, car trop récent (seulement 20 contacts) tout comme pour mon compte Twitter (seulement 10 followers).

D’après les retours que j’ai eus, beaucoup de personnes ont apprécié la qualité du design de mon site et je pense que cela est un élément important, car un site peu agréable visuellement ou peu ergonomique va éloigner les visiteurs. Également, le fait de mettre peu de photo, mais bien sélectionné amène l’utilisateur plus facilement à regarder mon album photo, car trop de contenus ennuieraient vite les utilisateurs.

Quelques recherches Google ont conduit à mon site, notamment avec le mot clé bonhomme (les gens voulant chercher une image de bonhomme ont dû tomber sur l’image de bonhomme de la page d’accueil de mon site).

Du point de vue « technologique », Chrome et Firefox dominent la part des navigateurs utilisés pour visiter mon site (ce qui n’est pas représentatif de la moyenne des navigateurs utilisés au niveau mondial). Cela pourrait se traduire par un public essentiellement jeune.

Voici ci-dessous les liens représentant les différentes actions liés aux campagnes de promotions de mon site web. Il faut noter également que l’adresse de mon site web se trouve dans la signature automatique de tous mes courriels.

http://groups.diigo.com/group/inf-6107-web-social/content/pierre-bonnefoi-com-3025727

http://twitter.com/#!/Pierre_Bonnefoi/status/93027675593125889

http://twitter.com/#!/Pierre_Bonnefoi/status/91607057316315136

http://twitter.com/#!/Pierre_Bonnefoi/status/89195030006349824

https://plus.google.com/111764965810510350321/posts/1QXKTUcBTxN

https://plus.google.com/111764965810510350321/posts/WbuoH4ZUtJ6

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http://www.linkedin.com/in/pitair/en

https://pitair.wordpress.com/2011/07/17/qui-contribue-au-developpement-du-cms-open-source-drupal/

Le site a été entièrement réalisé avec le CMS Open Source Drupal

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L’e-réputation, jusqu’où peut-on aller ?

Un article du blogue « Big Browser », intitulé : « AVIS EN LIGNE – Comment des entreprises sont payées à menti », reviens sur les pratiques de certaines entreprises d’e-réputation, qui propose certains services peu scrupuleux.

L’e-réputation qu’est-ce que c’est ? C’est la réputation que possède une organisation sur le web. Internet n’est pas un média comme les autres, à sens unique. Tous les internautes (possiblement toutes les personnes ayant accès à Internet) peuvent interagir avec les informations qu’ils reçoivent. Le développement du e-commerce à amener une nouvelle forme de marketing, celui créé par les utilisateurs eux-mêmes.

Les avis des consommateurs ne datent pas d’hier, mais ils sont beaucoup plus accessibles aujourd’hui grâce à Internet. On voit généralement sur la plupart des grands sites de e-commerce, la possibilité de noter un produit et d’y laisser un commentaire de satisfaction ou de non-satisfaction. L’idée est ingénieuse et exploite intelligemment les ressources communautaires du net. Ainsi il m’arrive fréquemment avant d’effectuer un achat important, de me renseigner sur les satisfactions que les autres internautes ont pu avoir de tel produit ou tel service. Il m’arrive parfois de consulter des forums et de solliciter directement l’avis de certains amateurs. Cette consultation est généralement déterminante dans mon acte d’achat.

On peut comprendre aisément que les organisations prêtent un intérêt particulier à leur e-réputation. Malheureusement, ces entreprises de e-réputation biaisent le sentiment que peut se faire un consommateur vis-à-vis d’un produit et met en péril tout le système de confiance qui repose sur les avis de consommateur rédigé par des vrais consommateurs et qui prennent le temps de rédiger un commentaire pour encourager un futur consommateur où pour l’avertir que le produit ne réponds pas aux attentes qu’il promet (bien qu’on dise qu’une personne insatisfaite va beaucoup plus se faire entendre qu’une personne satisfaite).

L’e-réputation est une vraie discipline partie prenante de l’e-marketing, il faut cependant que cela reste noble et que l’influence sur une réputation se fasse avec des outils qui laisserons toujours le recul nécessaire à l’internaute pour se faire une opinion juste, mais cela est-il encore possible ? Heureusement, les Inrocks, après une investigation dans les entreprises d’e-réputation, ont constaté que toutes les entreprises d’e-réputation n’avaient pas tourné le dos à leur code de déontologie.

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L’enjeu de la vie privée sur les Réseaux Sociaux

Je rebondis une énième fois sur un article du Monde intitulé : « Google+, Facebook : l’enjeu de la vie privée ». L’article résume assez bien les fonctionnalités liés à la vie privée que les deux réseaux sociaux mettent en avant. Pour avoir essayé les deux, je dirais que Google+ donne une meilleure visibilité sur les contrôles liés à la vie privée.

Néanmoins ont peut se poser la question de l’identité liés aux Réseaux Sociaux. Quels sont nos motivations vis à vis des réseaux sociaux ? Pour Google+ et Facebook, c’est un bon outil pour pouvoir garder contact avec ses amis et partager des photos, des vidéos, ou notre humeur du moment.

Pour le réseau social professionnel LinkedIn, la motivation est tout autre. C’est pour se faire connaître professionnellement, faire connaître ses connaissances et établir un réseaux professionnel que ce soit pour une recherche d’emplois ou pour établir des relations professionnelles avec certains de ses membres. Établir son identité professionnelle est plutôt encouragé, on se pose moins la question de notre vie privée.

Twitter est quand à lui un réseau social sous évalué à mon sens. Quand j’en parle avec des gens autour de moi, peu de personnes peuvent m’expliquer réellement ce que c’est. La réponse que je retrouve le plus souvent c’est : « il faut avoir quelque chose à raconter pour y être ». Ce qui est intéressant dans cette réponse, c’est la perception que les gens ont de Twitter en comparaison de ce qu’ils font avec Facebook ou Google+. On a moins besoin de se dévoiler sur Twitter, ce qui est important c’est de partager de bonnes informations à la bonne audience.

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Qui contribue au développement du CMS Open Source Drupal ?

whitehouse.govfrance.frmediapart.frvoyage-sncf.com (en partie),economist.comcargoh.comobserver.comresearch.yahoo.com sont autant de sites à fort trafic qui sont élaborés avec Drupal.

Pour ceux qui ne connaissent pas Drupal, c’est un CMS (Content Management System) Open Source qui permet de réaliser des sites web. Les principaux CMS Open Source utilisés sont WordPressJoomla et Drupal. Les CMS Open Source et particulièrement Drupal bénéficient de plus en plus de la confiance de grandes organisations ou de grandes entreprises, convaincue de la fiabilité de Drupal.

Comme chaque projet Open Source, sa viabilité dépend de sa communauté. Chaque membre de la communauté essaye de contribuer à sa manière pour améliorer le projet en question. Pour Drupal, il existe le cœur (aujourd’hui à la version 7) et toute une série de modules. Ces modules ajoutent des fonctionnalités suivant que l’on veut faire un site de e-commerce, un site d’information ou bien d’autres finalités que l’on trouve aujourd’hui sur Internet. Le modèle économique repose sur le sponsoring, or ici, les grandes organisations qui choisissent Drupal comme solution pour leur projet web, (qui ont généralement un budget dédié à cela), ne devraient pas hésiter à financer le développement d’un module dans la mesure où il est nécessaire pour le fonctionnement du site web. Le module reste ensuite disponible au reste de la communauté. Il peut y avoir, de façon indirecte, une participation financière d’organisations pour le développement d’un projet Open Source.

Non seulement la communauté Drupal est conséquente, ce qui accroît les ressources disponibles pour faire vivre le projet, mais en plus, l’activité économique lié au développement commercial de site web permet de financer indirectement ce CMS Open Source.

N’oubliait pas que les CMS Open Source ne sont pas réservé aux professionnels, ils sont conçu de façon à ce qu’un utilisateur puisse l’utiliser sans avoir forcément de connaissance en développement (pour preuve, j’ai réalisé mon site web avec Drupal), mais vous pouvez profiter d’un service performant grâce à l’implication de toute une communauté et d’une base de modules répondant à une multitude de problématiques liés au web.

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